
Le mouvement de protestation concernant la
politique de l'enseignement secondaire et supérieur du gouvernement continue...
Pour ce qui est de l'enseignement supérieur, de nombreuses universités de France demeurent toujours bloquées. L'ensemble des facultés (droit, lettres et sciences) de l'Université de Pau et des
Pays de l'Adour, où je suis étudiant, est fermé depuis le 11 février.
Ma position dans les différentes Assemblées Générales a toujours été claire. La politique gouvernementale de suppressions de postes, de la réforme du financement des universités, du
statut de l'enseignant-chercheur ne font qu'aggraver les conditions d'études des étudiants conduisant à une précarisation générique.
C'est pour ces raisons notamment que j'ai voté POUR le blocage de l'université.
Entre temps, il y a eu les vacances scolaires, la reprise a lieu officiellement lundi alors que les cours sont annulés lundi et mardi. Un Conseil de Faculté se réunira lundi pour
"envisager les conséquences de cette situation" et une nouvelle AG se réunira mardi à l'UPPA pour décider de la suite de la mobilisation.
Partagé entre pragmatisme et convictions, je ne sais pas si je continuerai à voter pour le blocage si le Premier Ministre enterine ses derniers reculs sur le sujet, si Mme Pecresse prend acte
de ses propos et si elle reste ouverte au dialogue avec les étudiants. Il est vrai que bloquer totalement le système éducatif pendant une période trop longue altère aussi l'apprentissage.
L'idéal serait à mon sens de geler les cours les jours de manifestation afin que les étudiants puissent s'y rendre sans pour autant compromettre leur participation aux cours.
Le combat reste malgré tout plus que jamais d'actualité, en attendant la suite ...